Intérêt-spécial

Cette semaine, j’aborde quelque chose de plus mollo, de plus sympa que les déficits d’attention ou mon problème de gestion de temps. Hé oui, enfin ! Je m’excuse d’avance du délai, car j’avais mentionné en début septembre, (voir l’article « Formation ») mon intention d’écrire sur ce sujet, mais des choses plus importantes, et plus d’actualité si je puis dire, ont eu priorité. Enfin bref, peut-être avez-vous vu mon père parler des intérêts restreints des personnes autistes; il en a parlé, notamment, dans son article de la semaine dernière. En tout cas, sachez que j’en suis aussi un très bon exemple, de personne à intérêts restreints! Alors aujourd’hui, je servirai d’exemple afin de vous montrer un aperçu de comment, en tant que personne différente, je vois et ressens mes passions.

Il est même possible que j’en fasse deux parties ou plus, car une des choses que j’ai de la difficulté à faire, c’est retenir ma langue quand vient le temps de parler de choses que j’aime !

De ce que j’ai pu apprendre, je sais qu’une personne Asperger dispose d’intérêts très limités et d’un sujet (ou plus), un intérêt spécial qui la passionne plus que le reste. Également, de ce que j’ai pu apprendre après 18 ans aux commandes de ce corps humain, ma propre passion serait le jeu. Sous bien des formes, excepté les sports, entre autres (désolé, papa !). Un jeu de cartes, de société, ou un jeu vidéo, j’adore jouer. Je me demande encore pourquoi j’ai mis autant de temps à comprendre cela ! Lorsque je prends le temps de découvrir un jeu de table, par exemple, il m’est possible d’en mémoriser les règles, les tactiques et les possibilités. Et d’avoir un plaisir fou ! Bien sûr, les jeux sont conçus pour le plaisir, cela va de soi, mais mon intérêt semble aller au-delà du concept. C’est que j’aime m’immerger dans un contexte de jeu, que ce soit une partie de Clue avec ma famille en soirée, ou un après-midi à jouer à Minecraft. D’ailleurs, en arts dramatiques, au secondaire, jouer un personnage était tellement amusant, surtout lorsque j’étais capable de m’immerger dans l’univers imaginaire de la pièce qu’il m’était donné de jouer, même si cet univers n’existait que quelques minutes.

Pendant que j’y pense, je crois savoir d’où vient cette passion, quand cela a réellement commencé. Ça risque de surprendre mon père, je pense – ou pas, il a souvent une longueur d’avance. Je ne me souviens pas de mon âge à ce moment-là, mais un jour, papa et moi sommes allés voir sa mère – donc ma grand-mère – et quelqu’un était déjà sur place : cette personne possédait un petit appareil électronique bleu, un Game Boy Advance SP plus exactement, muni de deux cassettes de jeu. Cette personne a décidé de me le donner; il s’agissait de mon oncle, le frère de mon père. Je ne le vois pas si souvent que ça, et on n’est pas très proches non plus, mais à bien y réfléchir, je crois que ce petit cadeau de sa part a changé le cours de mon existence. D’accord, je jouais déjà à des jeux sur l’ordinateur de mon père, mais avouons que Marine malice et Adibou, ça devient répétitif après un bon bout de temps. De plus, il n’y avait pas de défi, d’objectif réel, comme dans n’importe quel autre jeu auquel j’ai pu jouer par la suite. Des jeux intéressants, avec une ampleur plus grande, un monde à explorer, etcetera.

Je vais m’arrêter ici pour l’instant. Si vous souhaitez en savoir plus, faites-le-moi savoir dans les commentaires. Je vous invite également à vous inscrire sur notre site, si ce n’est pas déjà fait ! Sur ce, je vous souhaite une excellente journée, à très bientôt !

2 réponses
  1. Mélanie
    Mélanie dit :

    Je reconnais bien mon Raphaël dans ce que tu dis… je me demande par contre si tu pouvais m’expliquer ce qui se passe quand on te présente ou on te parle d’un intérêt qui est autre que ton intérêt restreint…

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