L’anxiété qui tue

L’anxiété qui tue

À plusieurs moments dans ma vie, j’ai dû faire face à l’anxiété. Déjà très jeune, je devais vivre avec ces serrements de poitrine à la fin des classes sachant qu’on allait me tabasser à la sortie. À l’adolescence, c’était plutôt la place que je devais tenir dans ce monde d’adultes et aujourd’hui, c’est bien souvent pour des causes financières et quelques fois amoureuses.

J’ai compris dernièrement le tableau qui explique qu’il est préférable de garder son esprit au moment présent. La dépression vient du fait que l’on se ramène constamment dans le passé pour maintes et maintes raisons et de l’autre côté de l’autoroute de la vie, il y a le futur qui lui nous amène directement en zone anxieuse. Donc passé = dépression, futur = anxiété, zone parfaite = moment présent.

Comment peut-on réussir à garder notre esprit au présent? Méditation, grandes respirations, discussions avec une personne de confiance, sport ou simplement prendre une marche, ce sont toutes des pistes de solution qui m’aident à bien gérer mon anxiété. Lors de mon live Facebook du dimanche 3 juin 2018, j’étais en crise d’anxiété. J’étais libre de ne pas me présenter ou encore de le faire et d’expliquer aux gens présents dans quel état j’étais à ce moment. La mission de Simplement-Différent n’est-elle pas de faire la lumière sur la différence? Mes valeurs principales ne sont-elles pas l’authenticité et la reconnaissance?

Au cours des heures qui ont précédé ce live, j’ai vécu une situation d’incompréhension et j’ai également reçu un message de rejet d’un de mes proches. J’étais assis dans ma verrière à pleurer pour calmer cette angoisse. À un certain moment, j’ai dû gérer une idée noire qui me suggérait l’autodestruction. STOP j’ai fait face à ces idées plusieurs fois dans mon existence et ceux qui ont lu mon livre « Simplement-Différent Vivre l’Asperger » savent de quoi je parle ici. J’ai maintenant un coffre d’outils qui contient des mécanismes pour BLOQUER immédiatement ces idées néfastes. Donc je me sentais en sécurité face à ce moment négatif. Il était donc hors de question que je ne sois pas en direct pour mon Live… Je me suis dirigé dans un parc près de chez moi, me suis installé dans un coin tranquille et je suis entré en ligne. J’ai livré une performance égale à moi-même où j’ai partagé ma fébrilité du moment.

J’adore mon travail au sein de Simplement-Différent et le simple fait d’exposer mon état m’a fait le plus grand bien. Merci d’être là avec moi semaine après semaine. Aujourd’hui, après une bonne nuit de sommeil, une discussion avec la personne concernée, je m’en tire avec une sacrée douleur à la poitrine mais tout de même prêt à poursuivre l’aventure…

 

Je suis Simplement-Différent, Vous êtes Simplement-Différent

À bientôt

4 réponses
  1. Simon-Pierre
    Simon-Pierre dit :

    Vivre le moment présent est, selon moi, la capacité d’élever son niveau de conscience à ce qui se passe présentement en nous, en relation avec les éléments extérieurs et les gens qui nous entourent.

    Porter toute son attention sur ce que nous faisons maintenant de minute en minute afin que nos pensées et nos actions soient en harmonie avec nos valeurs profondes. Si nos pensées nous ramènent constamment en arrière, des sentiments de regret, d’amertume, de colère, de frustration et de mélancolie teintent notre moment présent. En donnant trop d’importance à ces émotions du passé, elles viennent agir en nous comme un grand raz-de-marée qui prend le contrôle de notre vie et de notre être.

    Le futur quant à lui, laisse monter en nous de l’appréhension, de l’anxiété, de l’inconfort à propos de chose qui n’existe pas.

    Le moment présent doit devenir pour nous, le terrain où nous préparons, avec la plus grande attention, ce que nous vivrons dans votre futur. Si notre moment présent est teinté d’amour, d’ouverture, de passion et de bien-être, le moment présent qui viendra sera de la couleur de l’amour, de l’ouverture, de la passion et du bien-être.

    C’est une discipline que chaque être humain devrait mettre en pratique chaque jour de sa vie. La méditation est précisément le meilleur exercice qui nous amène à développer rapidement le réflexe de mettre en pratique le retour au moment présent pendant nos occupations journalières.

    N’oublier jamais que la seule chose qui est immuable dans la vie, c’est le moment présent. Alors, appliquez-vous de faire de cet instant, l’excellence de votre existence, c’est le lègue que vous laisserez à votre descendance.

    Simon-Pierre

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  2. Isabelle
    Isabelle dit :

    Bonjour Éric,
    J’ai retracé la vidéo du 3 juin dont tu parles. J’ai pris le temps de l’écouter.
    J’ai bien l’impression que d’exprimer ce que tu vis, ressens, tes pensées, est primordial à ton état de bien-être. C’est le fait d’extérioriser, laisser sortir ce qui doit sortir pour s’alléger qui fait du bien. Et j’ai vu que tu le faisais avec calme et sagesse j’ose dire. J’ai toujours trouvé que lorsqu’un Être se montre dans sa vulnérabilité, il est à son meilleur et ça donne le goût de se tenir près de cette personne. Je pense que c’est parce que c’est le cœur que l’on voit.

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  3. Mél
    Mél dit :

    Salut Éric
    Je discute jamais de mes états d’anxiété car j’aime projeter la fille joyeuse et toujours de bonne humeur mais au fond de moi je vis un calvaire…
    Étant petite plus précis a 9 ans quand j’ai perdue mon frère de 11 ans et que par la fenêtre du salon je l’ai vue se faire frapper par une voiture je lai vue s’envoler dans les airs et atterir par terre sa déclencher un choc terrible en moi pour être bref a 9 ans jai été diagnostiqué d’agoraphobie et d’anxieter sévère. J’ai eu des ativan de 9 ans a 21 ans et à 21 ans sa c’est dissiper mon angoisse. J’ai 39 ans et j’ai eu bcp de stress dernièrement qui ma fait de déclencher tout sa mon anxieter et mon agoraphobie reprend…ce n’est pas seulement les foules de gens que je ne sens mal , j’ai due arrêter de conduire car je paniquait et je me sentait évanouir chaque fois, j’avais un bon travail qui était ma passion et je l’ai arrêter car je tremblait de tout mon être ( avec l’aiguille dans un bras un patient est pas assurer) jai essayer de méditer mais même les yeux fermer je me sentait trop dans le noir… Le médecin ma prescrit encore des ativans pour me calmer que j’ai refuser je veut surmonter cette étape une fois pour toute. Sa détruit ma vie et ma carrière mais je vais m’en sortir je sais que je peux une étape a la fois un jour à la fois.
    Mél

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